“Ce qui est pardonnable est d’avance pardonné. D’où l’aporie : on n’a jamais à pardonner que l’impardonnable.”
Jacques Derrida, philosophe et écrivain français (1930-2004)
source : www.evene.fr

Voulez-vous lire la vraie joie sur un
visage ?

Je connais deux types d’êtres qui ne
feignent leurs réactions : les jeunes enfants et les
handicapés mentaux.

Point n’est de dire que les enfants
sont handicapés mais plutôt que ces derniers ont gardé une grande
part d’enfance.

J’en côtoie souvent. Il y a toujours un
effort à faire pour aller vers eux. Une impression que l’on ne saura
quoi leur dire flotte toujours dans nos têtes… Pourtant,
souvent, la parole normale, douce, attentive et non précipitée
passe.

Et ils la saisissent !

Parfois partiellement mais souvent avec
intérêt. L’intérêt que leur sensibilité leur dicte lorsqu’ils
sont l’objet d’attention des autres, de nous.

Ils ne comprennent pas le chinois ni le
« p’tit nègre » alors parlons-leur en français.

Vous verrez que ce qu’ils reçoivent
transforme leur visage. Les yeux, le sourire, l’expression ne mentent
pas, car ils ne savent le faire !

Et c’est contagieux. Leur joie, simple,
vous remplit et vous apporte le bien-être d’un bon bain de mer un
jour de chaleur.

Handicapés ? Non. Différents
mais pas indifférents.

Leur monde comme celui des jeunes
enfants ne cessent et ne cesseront d’être des fontaines d’eau pure
auxquelles il est bon d’aller puiser un breuvage qui nous renouvelle
corps et sens, balayant toutes les impuretés que nous glanons dans
notre vie quotidienne d’adultes « normaux ».

Pensons-y, ils sont nos anges gardiens.
Regardons-les avec amour car le monde est alors plus beau.

A bientôt.