“Ce qui est pardonnable est d’avance pardonné. D’où l’aporie : on n’a jamais à pardonner que l’impardonnable.”
Jacques Derrida, philosophe et écrivain français (1930-2004)
source : www.evene.fr

Mes billets d’humeur empruntent leur
ton à la couleur du temps.

Celui-ci change et fait varier mon
humeur, parfois d’ailleurs à contre-sens !

En parlant de contre-sens, et en
pensant à notre situation actuelle, une réflexion me vient à
l’esprit.

Il n’y a pas de période de grands
troubles, dans l’histoire, qui n’ait vu apparaître un personnage
providentiel. Comme dans un sursaut de la vie. L’instinct de
conservation qui peut dépasser l’individu pour devenir collectif.

L’imagine-t-on, ce personnage ? Non.
Souvent, et cela peut paraître étrange, sa venue n’est pas
pressentie. Il est inconnu ou bien non reconnu avant que, par la
porte qu’il ouvre ou qui lui est ouverte, il ait fait ses premiers
pas sur la scène.

Et je pense en cela à Jeanne d’Arc, à
Louis XI, à Richelieu et Mazarin ou plus près de nous à Churchill
et de Gaulle.

Alors, en ces temps difficiles à
l’échelle de l’Europe, un homme, une femme ou la rencontre de deux
ou trois êtres à l’autorité naturelle au service d’une vision
“intelligente” et partageable par le plus grand nombre,
marchent peut-être vers cette porte que nous voudrions voir s’ouvrir
pour sortir respirer un nouvel air.

Mais ce moule est-il cassé ?

Songeons que dans un autre domaine on
avait crié à une sécheresse durable dans nos contrées. Cette
année, la nature a remis les pendules à l’heure. Instinct de
survie.

Mais comment reconnaître un faux
prophète d’un vrai ? Ça,
c’est une vraie question !

Moi,
si je sais quelque chose, c’est que la solution ne se trouve sûrement
pas dans le repli sur soi. Les sorties de crises se font toujours par
une marche en avant, vers les autres, pour s’associer à eux afin
d’ouvrir la compréhension entre nous et la capacité de construire
dans la paix.

Créer
de nouveaux horizons parce que nous sommes, chaque jour, plus
nombreux dans la vie.

Mes
billets d’humeur puisent leurs mots dans mes humeurs. Ils changent,
ils se contredisent parfois, parce qu’ils sont écriture humaine avec
ses colères, ses déceptions, ses fatigues mais aussi ses espoirs,
ses utopies…

Ainsi
va la vie qui n’est pas aussi tranquille qu’un certain titre de film
peut le laisser penser !

A bientôt.