“Ce qui est pardonnable est d’avance pardonné. D’où l’aporie : on n’a jamais à pardonner que l’impardonnable.”
Jacques Derrida, philosophe et écrivain français (1930-2004)
source : www.evene.fr

Il est des drames humains qui chaque
jour naissent et vivent… Il y en a de plus durs que d’autres.

Et tous, nous ne pouvons que penser à
ceux qui entrent et qui se débattent dans les difficultés.

Je connais ce sujet…

Mais parfois, il faut réfléchir un
peu plus loin. Enfin, c’est une demande que je fais aux journalistes.

Dans l’affaire Peugeot. “Tout le monde”
aujourd’hui, “tire” sur l’ancien gouvernement. “Tout le
monde” sait les erreurs stratégiques faites par la firme et “tout le
monde” sait ce qu’il aurait fallu faire. Oui, bien sûr…

“Tout le monde” oublie que lorsque Peugeot
disait vouloir conserver le maximum d’emplois en France, la France
était heureuse et citait en exemple la société en critiquant son
concurrent Renault qui créait alors ses emplois à l’étranger. Maintenant “tout le monde” a l’opinion inverse ! Renault a eu
raison… Il fallait organiser la production sur les lieux des
marchés et donc accentuer la délocalisation… Peugeot a raté son virage stratégique…

Mais on ne peut pas gouverner une
entreprise tout comme un pays, en fonction de la seule opinion
publique. Et en matière d’industrie, les réponses aux décisions sont longues, car il faut des investissements, lourds.

Gouverner un pays doit permettre de
prévoir le meilleur avenir des citoyens, gouverner une entreprise
doit permettre de prévoir sa pérennité et le meilleur avenir pour
ses salariés qui, ne l’oubliant pas, sont le « trésor »
de l’entreprise, à protéger dans l’intérêt de tous.

Pour cela, il faut une vision. Pour
cela, il faut un courage, celui de la vérité à dire, toujours à
dire et surtout quand elle est dure à entendre. Et puis il faut mettre
en action les décisions à prendre pour arriver au cap. Ce cap qui
n’est pas toujours celui des promesses électorales plus ou moins
démagogiques mais celui de la raison, celui qui mène au but de
notre vie sur terre. Vivre en humain et entre êtres humains sociaux.

Alors, c’est difficile. Oui, l’exercice
du pouvoir est difficile. Il ne doit pas être égoïste. Il demande
des sacrifices et une certaine “indifférence” à
l’opinion des autres.

Mais c’est cela que l’on demande aux
“guides”. Marcher sur le chemin, éviter d’aller droit
dans le ravin !

Les blablas sont inutiles pour régler
les problèmes, sauf à permettre à ceux qui les expriment de se
soulager. Et ça, je le comprends. Mais, quand il y a bêtise, elle
ne devrait pas être relayée avec tambours et trompettes.

Plus nous attendrons pour mettre en
place les mesures ad-hoc face aux crises que nous traversons, plus
les potions seront dures à prendre.

Et cela est vrai pour nous tous !

L’union nationale ! Quand la
guerre est là, et qu’il faut la faire, il faut faire bloc, choisir
les meilleurs généraux et les suivre, la hargne au ventre.

Est-à cela que tous les discours en
vogue, aujourd’hui, nous amène ?

A bientôt.