“Ce qui est pardonnable est d’avance pardonné. D’où l’aporie : on n’a jamais à pardonner que l’impardonnable.”
Jacques Derrida, philosophe et écrivain français (1930-2004)
source : www.evene.fr

16 juillet de l’année 2012. Bizarre
pour un journal… Je n’ai pas une page par jour. Celle-ci, je
l’aurai déchirée… peut-être.

Il y a deux jours, c’était le 14
juillet. Voilà une évidence exprimée. Mais là n’est pas l’effet
recherché.

Le 14 juillet, en dehors du défilé
militaire aux touches colorées, il était prévu le retour de
l’interview du président. Le premier, je ne l’ai pas regardé. Le
second, je ne voulais pas le manquer.

Tiens, à l’hôtel de la marine !
Pourquoi pas.

J’attendais des annonces en ce jour de
symbole pour la république. Des annonces sur la vision du président sur la France
et l’Europe, sur ses perceptions des crises en cours, sur la
dette, sur les orientations à prendre, selon ses vœux. Et puis, sur
l’affaire Peugeot.

Que sais-je de plus, aujourd’hui ?

Les mots sont les mêmes depuis des
mois et chacun, dans le gouvernement, les répètent à l’infini…

Un homme sent sûrement le poids des
problèmes plus que les autres, le premier ministre. Et il me paraît
seul, très seul dans le bateau.

Où va-t-on ?

C’est pour cela que j’ai du mal à
écrire mon journal. J’ai l’impression que les jours passent et qu’il
ne se passe rien de concret ni de satisfaisant pour arrêter
l’hémorragie financière du pays.

Un budget complémentaire pour 2012 se
prépare à être discuté et voté. Pas d’économie de dépenses !

J’ai connu, comme beaucoup, des
périodes difficiles financièrement. Des moments où le train de vie
doit être revu à la baisse. Ne dépenser que le nécessaire pour
vivre. Pas de fantaisies, pas de vacances… Quand il faut le faire,
on le fait. Quand, individu, on ne peut augmenter ses revenus, on
baisse ses dépenses !

Ah, choisir n’est pas chose facile !
Mais on ne se fait pas élire président si on ne peut le faire.

Je vous plains, monsieur Ayrault, vous
n’aurez pas la tâche aisée. J’espère, quand même, que vous serez
épaulé, un peu plus, par le président et par vos ministres, bien peu
expérimentés pour les temps qui courent.

J’espère que vous tromperez mon
opinion actuelle.

Le silence est grand en ces jours
d’été. L’orage se prépare…

A bientôt.