“Ce qui est pardonnable est d’avance pardonné. D’où l’aporie : on n’a jamais à pardonner que l’impardonnable.”
Jacques Derrida, philosophe et écrivain français (1930-2004)
source : www.evene.fr

Vous souvenez-vous ? C’était il y
a un peu plus de trois mois. On voyait toujours et partout le
candidat maintenant élu, la bouche pincée, la mine sévère, la
pause étudiée. Il tempêtait dans les micros avec force, les
intonations bien pesées et les gestes nombreux.

Ah, on l’entendait alors !

Changement.

Il l’annonçait, c’est vrai. Eh bien,
il est venu.

Depuis qu’il est élu, silence…

Son amie parle presque plus que lui.

Je n’oublie pas qu’on s’est dépêché
de défaire sans savoir si c’était intelligent ou non ; sans
donner de la cohérence à tout cela. Dogme contre dogme, guerre de
“religions”…

Mais où est passée la crise ?
Partie sans doute ? On pourrait le croire si on écoutait ce
silence de près. Et pourtant…

Pour l’instant ce qui me frappe c’est
ce choc entre le tintamarre d’avant l’élection et cette discrétion
d’après l’élection.

Espérons que la période actuelle ne
soit pas le reflet d’une incapacité à choisir et à décider du
chemin à prendre mais qu’elle soit le temps de réflexion nécessaire
à la réussite du pays, temps qui doit cesser maintenant pour laisser place à l’action face aux réalités, bien différente des rêves envisagés.

Une remarque, pourtant : agir en
défaisant n’a jamais construit l’avenir.

« Je croise les doigts ».

A bientôt.