“Ce qui est pardonnable est d’avance pardonné. D’où l’aporie : on n’a jamais à pardonner que l’impardonnable.”
Jacques Derrida, philosophe et écrivain français (1930-2004)
source : www.evene.fr

Un jour du mois de mai, en cette année de « fin du
monde », un homme passa devant nous. Fier de son pédalo dont il nous
vantait les mérites. Sourd au déchaînement de la tempête que son ambition lui
masquait.

Il nous demandait de monter dans son embarcation de fortune.
Irions-nous ou pas ?

La majorité nous a fait la prendre, pour voguer pendant cinq
ans.

Le cap n’est pas clairement visible… Mais la loi de la
majorité l’a emporté !

Le pédalo craque et bon nombre de passagers craignent pour
leur vie. Le capitaine semble pédaler dans le vide, voire, faire de la
« roue libre »… L’équipage s’éreinte mais sa désunion ne permet pas
une navigation droite, ordonnée et sûre.

« Je redresserai dans la justice », nous affirme
le capitaine ! Prenant de plus en plus d’embruns dans une tenue mal
appropriée ; il n’était pas conscient de la force des vents contraires. Et
pourtant… la météo nous avait bien prévenus !

Et la justice s’est échappée, l’eau, c’est pas son truc.

L’égalité est dans toutes les « bouches d’or » du
pouvoir alors qu’elle ne peut pas être au rendez-vous puisqu’elle n’existe
pas ! Par contre l’équité, elle, est laissée de côté et elle pleure cet
abandon. Pauvre esseulée qui attend son cavalier… au bal des hypocrites.

Les écologistes si friands de respect de nature ne savent
pas où se battre. Ils défendent des champs à Nantes et se précipitent en
montagne l’hiver pour participer à son saccage. Ils sont non violents mais
prônent la mort avant la naissance par l’avortement et en fin de vie par
l’euthanasie au nom du principe de
«
dignité
»
!

Ils veulent le mariage pour tous… mais ne se marient plus.
Des enfants pour tous sans penser à leur devenir. Deux femmes ou deux hommes
ont-ils été créés pour se reproduire ensemble ?

Les sorciers socialistes sont devenus fous !

Créer des emplois en vomissant les entrepreneurs français
qui n’oublient pas de se mettre à l’abri. Maintenir des emplois en déclarant la
guerre aux entrepreneurs étrangers qui défendent leurs actifs en France, comme
ils le peuvent en ces temps de crise.

Ah, c’est vrai, au royaume des fonctionnaires, l’emploi
privé est subalterne et la pénurie se partage, laissant la richesse à ceux qui
risquent… ailleurs !

Le pédalo se cogne contre les vagues. Nous commençons à être
mouillés et les frimas à venir nous font déjà trembler.

Un bout de terre ferme sera à notre portée le 13 janvier.
Soyons nombreux à sauter de notre esquif pour fouler les pavés. Montrons que
nous savons faire cette manœuvre salutaire pour le respect de droits
fondamentaux de l’humanité. Le respect de la vie, de l’enfance, de l’éducation
« naturelle » dans la dignité (sans guillemets).

Si les adultes veulent assouvir leurs passions dans tous les
sens, au moins qu’ils n’y mêlent pas les enfants. Si certains veulent mettre
fin prématurément à leur vie, au seuil de celle-ci, qu’ils ne demandent pas aux
autres de le faire à leur place et qu’on ne gère pas ces problèmes de
conscience par des lois.

La conscience des hommes vaut bien le respect des
dirigeants ! Et je n’aime pas qu’elle devienne gibier chassé au nom de je
ne sais quel principe de liberté !

Non, ce n’est pas cela la liberté. Ça c’est la
dictature ! C’est la gouvernance par la minorité.

Alors, debout la majorité qui ne parle pas !

Et moi, je crie, vive la liberté ! La vraie, celle du
bon sens !

A bientôt.

Loïc